Vendredi 21 novembre 2008
Une trentaine de militants des organisations de Vitry signataires de l'appel pour la gestion publique de
l'eau étaient présents mardi soir dernier à la mairie pour assister au conseil municipal. Quelques semaines avant le vote du Sedif (Syndicat des eaux d'Ile-de-France) sur le choix du futur mode
de gestion pour la distribution de l'eau dans la région, le maire et la municipalité avaient décidé de faire voter une délibération demandant le report du vote du Sedif, reprenant donc l'exigence
de nombreux élus, associations et organisations.
Mais dès le début des débats, surprise. Si la délibération portait bien sur le report exigé du vote du Sedif prévu le 11 décembre, les attendus du texte accompagnant la délibération
se révélaient sujet à débat. Le texte soumis au vote des élus intégrait en effet la volonté d'un "meilleur contrôle des profits" des entreprises chargées de distribuer l'eau. Quelle
signification donner à cette notion ? Pourquoi demander le report d'un vote au Sedif et vouloir d'ores et déjà ancrer l'action du syndicat intercommunal dans une sorte de gestion contrôlée
totalement déconnectée des objectifs politiques mis en débat par de nombreux élus et associations de gauche depuis des mois ?
En tout état de cause, le "contrôle des profits" n'a pas recueilli un enthousiasme débordant chez
les élus. De tous les côtés, on a d'abord fustigé la volonté de la droite de reconduire le contrat de la distribution de l'eau avec Véolia sans concertation. Mais sur la question du choix d'un
mode de gestion pour le futur contrat à partir de 2011, l'unanimité a connu quelques fractures. Pour la quasi-totalité des élus et groupes politiques de gauche, il y avait lieu d'accompagner le
vote de cette délibération sur le report du vote du Sedif d'une exigence politique forte allant dans le sens de la maîtrise et de la gestion publique de la distribution de l'eau. Pour le maire et
le groupe PCF,il s'agissait seulement de "mieux contrôler les profits" des entreprises multinationales chargées de distribuer l'eau. En pleine crise financière mondiale, la position peut
surprendre…
Sur le fond, le maire s'est déclaré hostile à l'idée d'une gestion publique de l'eau, préférant le concept
d'un "pôle publique de l'eau". Effet sémantique ? Pas si sûr. Cette différence de point de vue est bien la ligne de débat à gauche à Vitry sur la question de l'eau : d'un côté la volonté
exprimée au sein du Collectif d'une régie directe au sein du Sedif pour faire avancer localement le service public, de l'autre une volonté de renvoyer au changement de pouvoir politique la
possibilité d'un changement en la matière pour tout le pays.
Après plus de deux heures de débat, le maire a dû finalement accepter une proposition de Sylvie Vassallo,
conseillère municipale et déléguée au Sedif, de voter un texte différent de la délibération initiale. Et si l'unanimité a été prononcée, elle portait essentiellement sur la demande de report du
vote du Sedif. Car sur le fond, c'est une autre histoire.
par CM
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Mercredi 19 novembre 2008
Mardi 18 novembre 2008, le conseil municipal de Vitry unanime a décidé d'une délibération exigeant le
"report" du vote du Sedif pour le choix du mode de gestion de la distribution de l'eau
à compter de 2011. Une trentaine de militants du Collectifs pour la gestion publique de l'eau étaient présents. Sur les bancs du conseil, si l'unanimité s'est rapidement dégagée pour demander du
"temps pour débattre" et refuser le
"diktat" de la droite majoritaire au Sedif, les avis divergent autour du mode de gestion. Dans les jours qui viennent sur ce blog, un résumé de
la discussion au conseil.
par Vagues
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De plus en plus de Vitriots connaissent l'association
Planète lilas, à travers les activités qu'elle propose. La culture et la vente des légumes produits sur place est sont des exemples éclatants.
Notre ami Philippe Maingault, animateur de l'association Planète lilas, membre de Vagues, n'est "pas peu fier" ! Son association veint en effet d'être
récompensée par la Fondation Gabriel-Péri pour son travail.
"Nous avons gagné ce prix qui
valorise et crédibilise notre projet, indique Philippe.
Il y avait en effet 66 candidats et 5 dont le nôtre ont été primés. Aujourd'hui, nous voulons valoriser cela à Vitry, faire
connaître le travail des auteurs du Guide et faire progresser les réflexions sur l'équité en économie."
A l'occasion d'une
initiative particulière pour la remise des prix, organisée à Vitry à la maison de la
vie associative, une conférence-diaporama sur l'économie équitable suivie est organisée, suivie d'une remise de prix à l'association Planète Lilas par les coordinateurs du Guide de l'économie
équitable édité à la Fondation Gabriel-Péri. Mais l'association ne compte pas en rester là.
"Nous espérons pouvoir collaborer plus étroitement avec la ville pour faire progresser
les réflexions et pratiques sur ces questions."
Contact :
philippemaingault@wanadoo.fr
Samedi 22 novembre 2008
Maison de la vie associative
à partir de 10h30
36, rue Audigeois
94400 Vitry sur Seine
par Vagues
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Le 20 octobre dernier, un débat organisé par le Commectif Vitriot pour la gestion publique de l'eau avait rassemblé 70 personnes à la salle
Robespierre.
La nouvelle a circulé rapidement. La municipalité a décidé il y a quelques jours d'inscrire à l'
ordre du jour du prochain conseil municipal (mardi 18 novembre) la
question de la gestion publique de l'eau. C'est le point n°27.
"Gestion du service public de l'eau: modalités d'association des conseils municipaux des communes membres au choix du futur mode
de gestion."
Cette décision n'est pas étrangère aux diverses initiatives menées par le Collectif Vitriot pour la gestion publique de l'eau depuis pusieurs mois. Dès l'annonce par Santini, le président de droite
du Sedif (Syndicat des eaux d'Ile-de-France), de sa volonté d'accélérer le processus de choix du mode de gestion pour la distribution de l'eau, beaucoup d'élus de gauche, d'organisations et
d'associations de consommateurs et d'usagers avaient décidés de mener la bataille politique pour exiger le retour dans le service public de cette activité. "L'eau, bien commun de l'humanité, ne
peut être accaparée par les multinationales pour faire des profits !" affirment en coeur depuis plusieurs moi élus et militants engagés dans cette bataille contre la droite au Sedif. Ce dernier a
en effet prévu de faire voter le 11 décembre prochain les élus réprésentants les 142 communes d'Ile-de-France sur le futur mode de gestion.
Pourquoi une telle précipitation, alors que rien ne presse ?
"Pour couper l'herbe sous le pied à toute tentative de retour dans le service public !" indiquent les militants de Vitry. Ces
derniers se réjouissaient ce samedi matin.
"Cela fait du bien d'apprendre de telles nouvelles. Nous sommes des petits grains de sable, mais nous pouvons contribuer à faire avancer les choses.
Notre action publique a été utile !" La satisfaction des militants du Collectif Vitriot provient du fait que la décision municipale n'était
a priori pas évidente. Depuis des mois, un
débat existe en effet entre les réprésentants du PCF et les militants du Collectif Vitriot, à propos de la gestion publique de l'eau. Le PCF n'a pas souhaité s'associer aux initiatives du
Collectif, alors que la question est pourtant inscrite au programme municipal adopté largement en mars dernier. Depuis, plusieurs initiatives en direction des élus de la majorité municipale avaient
ont eu lieu, sans qu'elles ne retiennent l'attention de la municipalité. Distribution de tracts et de bouteilles d'eau customisées au conseil municipal, adresse d'un courrier aux élus, demande de
soutien à une pétition endirection du Sedif... Mais des intiatives qui ne se révèlement pas inutiles à en croire la proposition aujourd'hui du conseil. Après le succès du
débat public du mois d'octobre, avec Jaques Perreux et Marc Laimé, les militants du Collectif se réjouissent du débat au conseil municipal.
Avec un mot d'ordre : Vitry doit se prononcer pour le report du vote du 11 décembre prochain, et demander un vrai débat au Sedif sur la gestion publique de l'eau.
Conseil municipal
Mardi 18 novembre 2008
Hôtel de ville - 18h45
par Vagues
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