Dimanche 18 janvier 2009
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À l’heure ou ces lignes sont écrites, l’État d’Israël vient de massacrer plus d’un
millier de personnes à GAZA dont la moitié de femmes et d’enfants, de bombarder un quartier de l’ONU, d’utiliser des armes chimiques…jusqu’où ira le massacre ?
Gaza, c’est un million et demi de personnes assiégées, affamées, bombardées depuis 18 jours. Au titre de l’article 33 de la Convention de Genève, c'est un crime de guerre.
Le droit international est bafoué depuis des décennies par cet État colonial qui a imposé un état de fait : des millions de vies détruites, des terres volées, une mort à petit feu pour les
Palestiniens.
L’horreur de l’agression et de la terreur à GAZA n’ont d’égales que le silence et la lâcheté de "la communauté internationale" .L’impunité dont bénéficie cet État est significative de l’inégalité
de traitement des êtres humains. La révolte qui est en chacun de nous ne doit pas nous être déniée, et encore moins aux Palestiniens.
Rester indifférent serait une posture d’injustice. Ainsi, le groupe VAGUES a demandé, avec d’autres élus, l’affichage sur la mairie d’un soutien aux Palestiniens. Il a participé à toutes les
actions de solidarité, à l’échelle locale et nationale.
Nous appellons à réfléchir aux mots utilisés pour qualifier ce qui se passe en Palestine. Car les mots d’offensive, de conflit, de cessez-le feu, ne sont pas neutres. D’une part, ils participent de
la sous-estimation du massacre que vient de subir la population de Gaza. D’autre part, ils contribuent à la désinformation sur les causes profondes de cette tragédie, sur les responsabilités. Ils
n’ouvrent pas vers les solutions réelles.
Ainsi, le terme de guerre laisse entendre qu’il y a deux États, ce qui n’est pas le cas. Celui de cessez-le feu peut laisser entendre que les roquettes envoyées sur des villes israéliennes, que
nous condamnons, peuvent être comparées au déluge guerrier que l’armée Israélienne a abattu sur Gaza. Quant aux négociations, comment les espérer sérieusement sans exiger que l’Etat d’Israël
respecte les résolutions de l’ONU, lève le blocus, se retire des territoires occupés ? Comment les espérer, sans la reconnaissance d’un Etat Palestinien, reconnu, viable aux frontières sûres ?
C’est pourquoi, sans esprit de polémique, nous regrettons que certains de ces mots aient été employés pour afficher la solidarité de la ville sur sa mairie.
Enfin, nous souhaitons aussi qu’une aide d’urgence soit très rapidement débloquée en solidarité avec le peuple palestinien, et qu’une coopération s’engage avec des villes palestiniennes pour
contribuer dans le long terme à ce qu’une paix juste s’installe. Ce soir, il semble que les bombes aient arrêté de massacrer. Nous nous en réjouissons. Pour combien de temps ?
Le bureau de Vagues
Dimanche 18 janvier 2009